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SANTÉ MENTALE

Un projet de l’équipe METISS

Travailler avec un interprète en santé mentale. Besoins en ressources linguistiques et pratiques des professionnels de la santé mentale de la région de Montréal

Chercheurs

Yvan Leanza, Camille Brisset, Isabelle Hemlin, Laurence Kirmayer, Ronald McNeil, Gina Muckle, Ellen Rosenberg, Bilkis Vissandjée, Marlene Yuen, Nicole Lachance, Hughes Laforce, Spyridoula Xenocostas

Partenaires

CSSS de la Montagne, Agence de la santé et des services sociaux de la Vieille Capitale, Comité provincial pour la prestation des services de santé et des services sociaux aux personnes issues des communautés ethnoculturelles

Financement

IRSC – FRQ-S : 2009-2013 

Projet

Les buts généraux de cette recherche étaient de pallier au manque de données pour ce qui est des allophones dans les soins de santé mentale de première ligne et émettre des recommandations pour améliorer l’organisation des services et la qualité des soins en santé mentale.

Plus spécifiquement, pour l’ensemble de l’île de Montréal, les objectifs étaient de déterminer :

  1. les pratiques actuelles en matière d’accueil des personnes allophones mises en œuvre par les intervenants en santé mentale de première ligne;
  2. les besoins des intervenants en termes de services linguistiques tels qu’identifiés par eux-mêmes;
  3. les ressources à la disposition des intervenants en santé mentale;
  4. les représentations du rôle d’un interprète dans l’intervention;
  5. « les exemples qui fonctionnent », c’est-à-dire les pratiques développées localement pour faire face à des demandes de patients ne parlant pas la langue du professionnel. 

Méthodologie

Un plan de recherche mixte séquentielle en deux phases a été mis en place. La première phase, par questionnaire, a permis d’obtenir un portrait quantifié des pratiques en vigueur, des besoins et des ressources, mais aussi de la représentation dominante du rôle de l’interprète chez les intervenants (N=113). Les données obtenues lors de cette première phase ont été explorées plus avant dans une deuxième phase de recherche qualitative. C’est par des entretiens auprès d’intervenants  (N=23) que l’on a approfondi la compréhension des représentations et des pratiques en matière d’accueil des patients allophones en santé mentale.

Résultats

Sur les 113 intervenants sondés :

  • En moyenne 20 % de leurs patients sont allophones, mais l’écart type est de 25.2 %;
  • 35.4 % disent avoir accès à des ressources linguistiques dans leur établissement;
  • 68.4 % ont l’expérience du travail avec interprète;
  • Parmi eux, seuls 2 intervenants ont suivi une formation pour le faire;
  • Lorsqu’ils travaillent avec un interprète, une fois sur deux les intervenants ne savent pas qui est l’interprète et quel est son lien avec le patient.

Recommandations

  • Rendre une formation disponible pour les intervenants;
  • Envoyer un message institutionnel insistant et clair quant à la nécessité éthique et aux bénéfices de faire appel à un interprète professionnel;
  • Établir des programmes d’inclusion des interprètes dans les équipes (recherche-action).

Publications

Brisset, C., Leanza, Y. et al. (soumis). Working with allophones in Montreal. A survey of first-line mental health practitioners.

Tremblay, L. (2011). Intervenir avec un interprète en santé mentale. Entrevue avec Yvan Leanza. Entre-vues, 2(3). Mars 2011.

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