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INTERPRÉTARIAT

Les immigrants qui arrivent au Canada sont généralement en meilleure santé que la majorité de la population. Cependant, cet avantage se dissipe au cours des années. Les personnes issues de l’immigration représentent 8 % de la population montréalaise, et divers facteurs rendent plus complexes et plus longues les interventions en santé et en services sociaux auprès de cette clientèle : méconnaissance des services de santé, divergences de conceptions en lien avec la santé et la maladie, précarité du statut migratoire, et à cela s’ajoute la barrière linguistique, un enjeu majeur en termes d’accessibilité aux services. Les interventions auprès de cette population ont souvent lieu en présence d’un interprète professionnel (référé par l’Agence de santé et de services sociaux) ou d’un interprète informel (membre de la famille ou du personnel de l’établissement).

Nos chercheurs se sont penchés sur divers aspects liés au recours à un interprète, professionnel ou informel (membre de la famille ou du personnel de l’établissement). Quel impact a la présence ou non d’un interprète, notamment dans des contextes précis : médecine de famille, maladies chroniques, santé mentale (adulte ou jeunesse)? Quels sont les enjeux aux niveaux clinique, éthique et organisationnel? Comment les médecins et autres professionnels de la santé et des services sociaux perçoivent-ils ce type d’intervention? Comment peut-on les former à mieux intervenir lorsqu’un interprète est présent? Quels sont les effets de l’intégration des interprètes dans les équipes de soins?

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