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FORMATION À DISTANCE
INFO-SOCIAL et AAOR
  • PRÉSENTATION

  • DESCRIPTION DES MODULES

  • BUT DE LA FORMATION

  • UN PROJET NOVATEUR

  • LES COMMENTAIRES

Formation e-learning: « Intervenir dans le domaine psychosocial dans les services Info-Social et AAOR en contexte d’immigration récente et de diversité culturelle »

Chercheure responsable :

Spyridoula Xenocostas, CIUSSS Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal et département de Communication sociale et publique, Université du Québec à Montréal

Partenaire co-responsable :

Ginette Martel, Ministère de la santé et des services sociaux

Co-chercheurs (par ordre alphabétique):

Ghayda Hassan, Département de psychologie, Université du Québec à Montréal

Josiane Le Gall, Centre de recherche SHERPA, CIUSSS Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Catherine Montgomery, Département de Communication sociale et publique, Université du Québec à Montréal

Patrick Plante, TÉLUQ, Université du Québec et Centre d’expertise et de recherche sur l’apprentissage à vie (SAVIE)

Carmen Rico de Sotelo, Département de Communication sociale et publique, Université du Québec à Montréal

Cécile Rousseau, Département de psychiatrie, Université McGill et Centre de recherche SHERPA, CIUSSS Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal

Louise Sauvé, TÉLUQ, Université du Québec et Centre d’expertise et de recherche sur l’apprentissage à vie  (SAVIE)

Bilkis Vissandjée, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal

Partenaires (par ordre alphabétique) :

Audrey Doucet, Centre de recherche appliquée en intervention psychosociale (CRAIP), CIUSSS du Saguenay-Lac-St-Jean

François Gagnon, Centre de recherche appliquée en intervention psychosociale (CRAIP), CIUSSS du Saguenay-Lac-St-Jean

Gaétan Parenteau, Ministère de la santé et des services sociaux

Annick Simard, CIUSSS Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Professionnels de recherche (par ordre alphabétique) :

Geneviève Grégoire-Labrecque, Centre de recherche SHERPA, CIUSSS Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Chantale Laforest, Centre de recherche appliquée en intervention psychosociale (CRAIP), CIUSSS du Saguenay-Lac-St-Jean

Audrey Tremblay, Centre de recherche appliquée en intervention psychosociale (CRAIP), CIUSSS du Saguenay-Lac-St-Jean

Valérie Tremblay, Centre de recherche appliquée en intervention psychosociale (CRAIP), CIUSSS du Saguenay-Lac-St-Jean

Financement :

Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI), Programme de soutien à la valorisation et au transfert (PSVT-2), 2014-2017

Équipe METISS, fonds de développement

Projet :

Une formation en interculturel à distance pour les intervenants psychosociaux du Service d’accueil, d’analyse, d’orientation et de référence (AAOR) et les professionnels en intervention psychosociale œuvrant dans les Services de consultation téléphonique psychosociale 24/7 (Info-Social) à travers le Québec. Ce projet innovant est le fruit de la collaboration entre le ministère de la santé et des services sociaux, les chercheurs de plusieurs centres de recherche ainsi que les intervenants, professionnels et gestionnaires des services ciblés.

Cette formation est composée d’un module d’introduction, de quatre modules de contenu ainsi que d’un cinquième module de conclusion et d’évaluation sommative. Le temps de formation requis par module de contenu est d’une moyenne de deux (2) heures, pour un total de huit (8) heures

Un projet du Centre de recherche SHERPA de l’Institut universitaire au regard des communautés ethnoculturelles du CIUSSS Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal

En partenariat avec :

    • Équipe METISS – Migration et ethnicité dans les interventions en santé et en service sociaux 

  

 

 

Description des modules

Module 1 – Migration et insertion dans une société d’accueil :

Ce module aborde la migration dans ses différentes facettes : les statuts d’immigration, les vécus en lien avec les différentes trajectoires migratoires, les aspects psychosociaux de l’immigration et de l’insertion dans une société ainsi que l’utilisation des services et les obstacles d’accès aux soins et services sociaux des immigrants.

Module 2 – Le concept d’identité :

Ce module présente la multiplicité des facettes identitaires d’un individu qu’il agisse en tant qu’intervenant, professionnel ou personne qui demande de l’aide. Il traite également la manière dont ces facettes identitaires peuvent être mobilisées ou non et comment elles peuvent influencer l’intervention et, à l’occasion, donner lieu à des malentendus et/ou chocs culturels. Enfin, ce module aborde la particularité de l’identité en contexte migratoire.

Module 3 – Le concept de culture :

Ce module traite de l’importance de la reconnaissance de la notion de culture dans l’intervention, mais également de ses limites. Il aborde la rencontre qui se situe au cœur de l’intervention psychosociale comme étant dynamique et entre deux «porteurs» de culture. Il mise sur le fait que la culture reste une hypothèse parmi d’autres facteurs pouvant expliquer une situation.

Module 4 – Mieux comprendre les tensions pour mieux intervenir :

Ce module remet en question la neutralité de la rencontre clinique. Il aborde l’importance d’adopter une approche clinique inclusive afin d’éviter les dérapages souvent formulés par l’opposition «Nous autres/vous autres». En abordant le concept d’ethnicité, les tensions, idées préconçues et rapports de force établis dans la société élargie, et par le fait même, dans l’espace clinique sont mis en évidence dans le module. Ce dernier définit les concepts de stéréotypes, de préjugés, d’ethnocentrisme, de discrimination et de racisme dans le contexte des services de santé et de services sociaux en lien avec le piège de la neutralité de la rencontre clinique.

Il est à noter que les modules 1 à 4 comprennent :

  • Une évaluation des connaissances pré et post ;
  • Un mythe à déconstruire ;
  • Des images, tableaux, graphiques et vidéos pour illustrer et résumer les propos ;
  • Des exemples concrets issus de la pratique ;
  • Des exercices de mises en situations animées avec rétroactions ;
  • Des astuces pour intervenir ;
  • Des capsules pour en savoir plus sur des sujets précis ;
  • Des fiches synthèses d’articles scientifiques en lien avec l’intervention psychosociale;
  • Des hyperliens et info-bulles pour éclaircir le contenu.

Module 5 – Conclusion et évaluation sommative:

Ce module présente une synthèse des 4 modules précédents ainsi qu’une évaluation sommative sous forme de mises en situation liées à la pratique clinique.

But de la formation :

 Différents motifs ont mené à la construction et à la diffusion de cette formation en ligne :

  1. Pour que tous les intervenants psychosociaux du Service d’accueil, d’analyse, d’orientation et de référence (AAOR) et les professionnels en intervention psychosociale œuvrant dans les Services de consultation téléphonique psychosociale 24/7 (Info-Social) de la province soient sensibilisés, de façon uniforme, à la réalité de l’intervention interculturelle en contexte d’immigration récente et de diversité culturelle.
  2. Pour répondre à la demande de formation provenant des professionnels en intervention psychosociale des services Info-Social et des intervenants psychosociaux des services AAOR de l’ensemble de la province.
  3. Pour répondre à un besoin criant d’adaptation des services offerts à la population immigrante et réfugiée à travers le Québec.
  4. Pour que l’offre de services destinée à la clientèle immigrante et réfugiée soit cohérente, d’une région du Québec à une autre.

Un projet novateur :

Ce projet est novateur parce qu’il offre, pour la première fois une formation à distance dans le domaine de l’interculturel aux intervenants psychosociaux du Service d’accueil, d’analyse, d’orientation et de référence (AAOR) et aux professionnels en intervention psychosociale du Service de consultation téléphonique psychosociale 24/7 (Info-Social) de toute la province.

C’est une formation qui prend en compte la réalité clinique des intervenants et professionnels, car non seulement elle présente des exemples et des mises en situation provenant directement de la pratique, mais elle propose aussi des outils et astuces d’intervention qui répondent aux normes cliniques et aux protocoles d’intervention.

La formation en ligne permet une grande flexibilité aux apprenants, car elle est adaptée à leur rythme d’apprentissage et à leurs connaissances préalables, ce qui leur permet de suivre un cheminement personnalisé au sein de la formation.

Enfin, c’est un projet qui a bénéficié d’un partenariat fort et intersectoriel. À travers toutes les étapes du projet, des boucles de rétroactions entre les différents membres ont permis une validation clinique, scientifique, technopédagogique et ministérielle du contenu et du contenant.

Un aperçu des commentaires des participants aux pré-tests

« Et si je peux me permettre, j’ai participé à quelques formations en interculturel avec des collègues, […] et je trouvais qu’à chaque fois on sortait de là et on restait un peu sur notre faim. C’était beaucoup des exercices de groupe, être conscient de nos différentes appartenances multiples, de nos marqueurs identitaires […]. Ce que j’ai apprécié de cette formation-là, je trouvais autant au niveau théorique qu’au niveau pratique qu’au niveau de la réflexion, on allait un peu plus en profondeur. J’ai vraiment l’impression d’avoir plus fait le tour,
que le matériel est plus complet. Je ne sais pas, j’ai vraiment apprécié » (Pascale, participante au projet-pilote).

« Moi ça m’a vraiment fait réfléchir quand on a quelqu’un en avant de nous, on ne se questionne pas nécessairement sur nous, qu’est-ce qu’on a comme bagage, comme préjugés, qu’est-ce qu’on a comme vécu par rapport à certains éléments que la personne peut nous exposer ? Je trouve ça intéressant qu’on ose en parler, qu’on ose dire que nous aussi comme intervenant, il faut se questionner, parce qu’on n’arrive pas neutre et vierge dans notre personne et notre culture. Je trouvais ça intéressant » (Linda, participante au projet-pilote).

« Moi ce que je me rends compte, c’est que des fois j’avais peut-être une tendance à… Je voulais m’intéresser, disons à une culture en particulier pour savoir intervenir. Mais ce que je me suis rendu compte en même temps, c’est que, à certains moments, je pouvais généraliser ou avoir des mythes ou des conceptions erronées ou c’est comme si je mettais tout le monde dans le même bateau dans cette culture-là. Malgré tout, ce que je retiens du module, dans le fond, c’est que dans une même culture, il reste que les gens peuvent avoir différentes conceptions, différentes pratiques, différentes appartenances. Donc, de garder en tête, l’unicité de l’individu, malgré sa culture d’appartenance » (Robert, participant au projet-pilote).

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